Responsable du secteur féminin à la fédération française de volley-ball, Président du club de volley de Saint-Dié-des-Vosges et PDG de l’entreprise Mercier-David, Pierre Mercier est un passionné investi à 100% dans ces différentes missions. Entretien

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles » – Oscar Wilde

Quelles sont tes ambitions en tant que Président ?

“J’aimerais que le club de volley-ball de Saint-Dié-des-Vosges, par son équipe fanion, soit une véritable fierté pour toute la ville et tous les Déodatiens. Je suis né à Saint-Dié, j’y vis, et j’ai envie de promouvoir cette ville que j’aime. Sans prétention, mais avec détermination, j’ai simplement envie d’aider tous les Déodatiens à voir le bon côté des choses. Le sport et ses saines valeurs est, selon moi, le meilleur moyen de positiver et de vivre des émotions incroyables. Il y a plein de super choses chez nous, il faut en profiter et apprendre à les apprécier.” 

Que doit encore mettre en place le club pour être prêt pour la ligue A ?

“Pas grand-chose car certain club, déjà en Ligue A, ne sont pas forcément mieux structurés que nous. Mais beaucoup de chantiers sont à prévoir car mon regard se porte vers des modèles qui évoluent en haut du tableau. Notre principale faiblesse, à ce jour, est notre manque d’expérience à ce niveau. Mais ça, on y peut rien, ça viendra avec le temps !”

Qu’est ce qui te motive de manière générale dans tes différentes missions ?

“Je hais la routine ! Les choses normales ne m’intéressent pas. J’aime les montées d’adrénaline que procure l’exceptionnel. Je suis perpétuellement en stress et j’adore ça, c’est mon kérosène !”

As-tu une personnalité ou un sportif qui t’inspire ?

“J’admire les personnes qui réussissent dans la durée. Sur un malentendu, on peut toujours faire un coup, mais persévérer à haut niveau (sportif ou autre) ne peut pas être un coup de chance. C’est pour cela que j’admire nos handballeurs français et particulièrement un homme comme Claude ONESTA qui a su conserver ses valeurs humaines tout au long de sa belle carrière.

Mais, j’ai aussi un certain nombre de modèles dans mon entourage proche. Ils ne le savent pas car je ne leur ai jamais avoué. Je les suis, je les ausculte et ce qu’ils disent ou ce qu’ils font ont beaucoup d’importance à mes yeux. Et suivant les domaines, ils guident mes décisions”.

Depuis quand es-tu Président du club ?

“J’ai pris la succession de Gilbert Hacquard au début des années 2000. Ce dernier a repris son rôle durant 6/7 ans, ce qui m’a permis de consacrer du temps à la Ligue de Lorraine en tant que Président. Je continuais néanmoins de m’investir au club de Saint-Dié-des-Vosges en organisant  l’accueil des équipes de France féminines lorsque nous étions sous convention avec la FFVB.”

En quoi le club reste une structure familiale ?

“Nous sommes toujours une belle bande de copains. Nous avons des ambitions qui nous obligent à aller chercher des compétences à l’extérieur, mais personne n’est laissé au bord du chemin. Chacun trouve sa place dans l’organisation, si tant est qu’il en ait l’envie.”

Sur quel poste as-tu évolué en tant que joueur ?

“Poste 2. Ma taille me permettait d’embêter l’attaquant principal adverse, mais mon manque de rapidité m’interdisait d’être central. J’ai arrêté de jouer au moment où j’ai pris la présidence. Mes coéquipiers de l’époque m’ont poussé à prendre la présidence, ce qui montre bien que je n’étais un grand joueur que par la taille et non par le talent.

J’ai d’ailleurs arrêté d’être joueur ce moment. D’ailleurs le fait que mes coéquipiers m’aient poussé à prendre cette présidence laissée vacante pour raison professionnelle par Gilbert montre bien que je n’étais un grand joueur que par la taille mais pas par le talent”.

Quel sont exactement tes missions au sein de la fédération française de volley ball ?

Je suis officiel chargé de mission auprès du Président en charge de tout le secteur féminin ; depuis le début de la filière de formation (en complicité la DTN) jusqu’à la gestion des équipes de France jeunes et sénior.

Je suis également trésorier adjoint et je siège donc au bureau exécutif chaque mois à Paris. Je participe donc à toutes les prises de décisions de notre fédération.

Mon job auprès des équipes de France ressemble à mon travail de Président de club. Je ne m’immisce pas dans la technique, il y a des entraîneurs pour cela mais je donne les directions et prend les décisions.

Peux-tu nous parler du projet des Louves pour cette saison ?

Cette saison sera une étape supplémentaire qui participe au projet du club à long terme cité ci-dessus. Ni plus, ni moins !